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UN-INVITED GUEST / Text Alix Koffi

Introduction text published in Uninvited Guest (Arles, July 2019), newspaper designed and published by Alix Koffi, in reaction to the absence of African photographers (with the exception of Mohammed Bourouissa) in the programming of the 50th edition of the Rencontres d’Arles, a photography festival considered the most important in the world.

It is not polite to turn up uninvited. But there was no reason to leave meritorious protagonists outside the door of international photography’s grand jamboree. 

It was a serious error.

For photography, and for art in general, it is not normal for France and African countries – especially the Francophone ones – to disregard one another and for the two parties systematically to consider it more modern to look elsewhere. One thinks folklore; the other retorts old-fashioned. It would be dishonest of me to victimize the «Africa» that maintains and returns the indifference or crass ignorance shown to it.
In the best of worlds, on the still burning embers of the painful past, both parties would cultivate the shared garden that the brutality of history imposed on them. This very fertile ground – of course, far more so for some than for others – can engender the best realizations. And not only on the pretext of a «season» or a «year». 

An Arles’ 50th edition with no African photography. Right.

It was not a matter of elbowing one’s way in and putting one’s feet on the table. The  newspaper published at this occasion and the slideshows it put on from Thursday to Saturday night at 32 rue de la Liberté – all of which were realized with inexistant means – calmly and determinedly strove to shed light on an absentee whose talent is way too great only to be remarked upon in a «frame».

Uninvited Guest. One of the loops shown rue de la Liberté in protest of the absence of photographers from the continent in the selection of Rencontres d'Arles edition 50.  Special thanks to Luma Arles 



Édito publié dans uninvited guest, journal conçu et publié par Alix Koffi en réaction à l’absence (à l’exception de Mohammed Bourouissa) de photographes africains ou du monde noir dans la programmation de la 50ème édition des Rencontres d’Arles, festival de photographie pourtant réputé le plus important au monde.

Il n’est pas élégant de venir sans être convié.
Mais il n’est pas non plus légitime de laisser des protagonistes méritants à la porte du grand jubilé de la photographie internationale. 

C’est une faute. 

Pour la photographie, comme pour l’art en général, il est anormal que France et pays africains –  surtout francophones – s’ignorent, et que les deux parties jugent systématiquement plus moderne de regarder ailleurs. Un côté pense folklore, l’autre taxe de ringardise. Je serais malhonnête de victimiser l’«Afrique» qui entretient et rend bien l’indifférence ou l’ignorance crasse qu’on lui manifeste.

Dans le meilleurs des mondes il faudrait que, sur les braises encore ardentes du douloureux passé, les deux parties cultivent le jardin commun que la brutalité de l’Histoire leur a imposé. Ce terreau très riche – certes beaucoup plus pour certains que pour d’autres – peut permettre les meilleures réalisations. Et pas seulement sous prétexte d’une «saison» ou d’une «année».

Arles édition 50 sans photographie africaine. Soit. Pas question de jouer des coudes et de mettre les pieds sur la table. Le journal et les projections organisées du jeudi au samedi soir au 32 rue de la Liberté – le tout réalisé avec des moyens inexistants – essaient de faire remarquer, avec calme et détermination, une absente dont le talent est bien trop grand pour n’être mentionnée que dans un « cadre ».

In Un/invited guest, special edition
Alix Koffi

June 2019